Olivier Sorin « Il faut accepter les critiques »
Le gardien de but, et capitaine de l’AJA, reconnaît ses erreurs et celles du groupe depuis le début de saison. Mais il reste confiant pour le deuxième acte. Avec 146 matches au compteur en L1, Olivier Sorin, le portier auxerrois, commence à compter une certaine expérience de l’élite. Ce qui lui permet d’analyser la situation actuelle, sans complaisance.
Ce premier but concédé face à Dijon, vous avez dû en entendre parler ? Je ne suis pas resté à Auxerre et je n’en ai donc pas entendu parler ici. Mais je sais ce que les gens pensent. Je reconnais mon erreur. Je ne me suis jamais caché. C’est comme ça, on a des périodes meilleures dans une saison, d’autres moins bien. Là, j’ai commis une erreur payée cash. Cela a fait couler beaucoup d’encre. C’était le premier derby contre Dijon, on jouait chez nous. Il y a beaucoup de gens qui m’en tiennent rigueur. Moi, je la vis normalement. Mais j’ai surtout été déçu pour mes coéquipiers, les supporters et le club. Mais si je ne commettais jamais d’erreurs, je ne jouerai pas à Auxerre.
Peut-on dire que vous avez connu une première partie de saison difficile ? C’est vrai que j’ai eu six mois compliqués. C’est comme ça dans une carrière, il y a des hauts et des bas. J’ai quand même commencé la saison avec un pouce en vrac, et j’ai eu une préparation tronquée. Puis j’ai eu une blessure au quadriceps pendant deux semaines. C’est la première fois que cela m’arrivait. Mais j’ai toujours continué à travailler. Et je sais que les matches retour seront meilleurs, de ma part, et du collectif.
Au classement des gardiens de L1, publié dans la presse, vous êtes dans les derniers. Cela vous inspire quoi ? Ces choses-là, je n’y fais pas trop gaffe, et je ne l’ai pas vu ce classement. Ce qui compte, c’est l’avis de mon coach et du groupe. Quand on fait un métier public, il faut savoir accepter les critiques, négatives et positives. Je le vis très bien, pas de problèmes.
Comment analysez-vous la première partie de saison de l’équipe ? On va dire que ce n’est pas terrible. On a la chance d’avoir une deuxième partie pour rattraper tout ce qui n’a pas été à l’aller. Mais je ne m’en fais pas. Je sais qu’on a des qualités, et beaucoup de bons joueurs. Je suis persuadé que les matches retours seront bien meilleurs.
Qu’est ce qui a manqué au groupe dans ce premier semestre ? Si on avait su, on aurait déjà rectifié le tir depuis longtemps. Mais il ne faut pas oublier que le club a évolué à l’intersaison. Nous avons beaucoup de jeunes, et il y a eu beaucoup d’arrivées dans le groupe. Il faut que le groupe trouve son rythme de croisière. Si on se souvient bien, lors de la première année du coach Fernandez, cela n’avait pas été si facile que ça. J’ai vécu aussi à Nancy l’arrivée de Pablo Correa. On s’était sauvé de la descente en National à deux journées de la fin. Il faut donc laisser du temps au temps pour que la mayonnaise prenne.
Comme capitaine, qu’est-ce que vous pouvez apporter de plus au groupe ? Ce n’est pas qu’au capitaine et aux joueurs d’expérience d’apporter quelque chose. C’est à chacun dans le groupe. C’est collectif. Le stage au château de Chailly nous a faits du bien. Je pense que le mois de décembre n’a pas été si mauvais. On a gagné contre Nice. À Brest, on n’a pas fait un mauvais match. Contre Dijon, on s’est arraché pour revenir à 2-2. Faut se souvenir de ces derniers matches. Mais le coach nous a surtout demandé de faire beaucoup plus en 2012.

